Si la Tunisie devait se résumer en un
Si la Tunisie devait se résumer en un seul plat, un seul parfum, un seul souvenir partagé à travers toutes les générations et les régions, ce serait sans conteste celui du couscous. Plus qu’un mets, le couscous tunisien est une institution, une tradition vivante, un rituel social profondément ancré dans l’identité du pays.
1. Un plat ancestral aux mille visages
Le couscous est une spécialité millénaire qui traverse l’histoire du Maghreb, et en Tunisie, il est cuisiné avec un soin et un savoir-faire transmis de mère en fille, de père en fils. Sa base est simple : de la semoule de blé dur roulée à la main et cuite à la vapeur dans un keskes traditionnel. Mais c’est dans ses accompagnements que le couscous tunisien dévoile toute sa richesse.
Légumes de saison, pois chiches fondants, piments rouges
Légumes de saison, pois chiches fondants, piments rouges séchés ou frais, le tout baigné dans une sauce parfumée aux épices (souvent à base de tabel-karouia) et accompagné d’une protéine choisie selon les régions : agneau tendre à l’intérieur du pays, poisson épicé dans les villes côtières comme Mahdia ou Bizerte, poulet rôti dans les repas du vendredi, ou encore boulettes épicées faites maison dans certaines traditions familiales. Chaque région, chaque foyer, a son propre couscous – et tous sont légitimes.
2. Une tradition culinaire et sociale
Le couscous ne se mange pas seul. Il se partage. Il rassemble. Il unit. Il est le plat des grandes occasions : repas du vendredi midi après la prière, mariages, fêtes religieuses comme l’Aïd, naissances, funérailles, et même comme geste de générosité envers un voisin ou une personne dans le besoin.
